Après une nuit relativement agitée et un réveil beaucoup trop matinal, dû principalement à un voisin qui n’arrivait pas à se lever malgré la dizaine d’appels de la réception et un réveil matin qu’il avait apparemment oublié d’éteindre, je me dis que décidément, luxueux ne veut pas dire silencieux. Allez ! Il est 8h, je me lève doucement et pars manger une crêpe immense et son chocolat chaud au cosmos, en bas de l’hôtel, et j’en profite pour regarder les activités à faire.

Il semblerait que par le temps qu’il fait, partir visiter les chutes de Montmorency soit idéal, et je choisis donc le bus comme moyen de transport.

Petite particularité des bus, en tout cas du métrobus à Québec, et plus précisément encore du bus 800 que j’ai pris, l’appoint exact est demandé (les conducteurs de bus toulousains en rêve) , et on met les pièces dans une petite boîte à l’entrée. La conductrice m’a juste demandé où j’allais pour savoir si j’avais besoin d’une correspondance (ce qui n’était pas le cas), mais n’a pas du tout vérifié si j’avais mis le bon montant par exemple. La confiance règne.

Me voilà donc parti pour 40 minutes de bus et je me disais que j’en profiterai pour vous parler de deux petits détails qui m’ont interpellés ici.

Tout d’abord, une graaaaande majorité des véhicules ont le feux stop et le feux clignotant situé au même endroit. Ça m’avait un peu surpris la première fois qu’une voiture a mis ses warnings, ça donnait l’impression qu’elle s’arrêtait, puis reprenait, sauf qu’elle ne ralentissait pas évidemment.

Le deuxième truc, c’est que la limitation de vitesse est vraiment quelque chose d’informatif. Si vous roulez à la limitation (100km/h) vous aurez l’impression de vous traîner comme un papi sur l’autoroute, vous faisant doubler par les camions et les bus scolaires. Des locaux m’ont expliqué qu’en fait, il y a une tolérance de 20km/h environ sur l’autoroute, et qu’en roulant à 115 par exemple, il n’y a aucune chance de se faire prendre (à vérifier dans les autres états du Canada)

Dernière petite particularité, les voitures canadiennes n’ont pas de plaque sur le pare choc avant, cette pratique ayant été abolie en 1978 par le gouvernement pour faire des économies.

Les chutes de Montmorency

Ces chutes font environ 83 mètres de haut et sont les plus hautes du Québec, dépassant celles du Niagara de plus de trente mètres.

A la sortie du bus, je me dirige donc vers un point de billetterie, qui se trouve être celui de la tyrolienne ou de l’escalade au bord des chutes. La tyrolienne ayant l’air carrément alléchante, je me renseigne. 2h30 d’attente. C’est quand même un petit peu long ! Je repère sur une carte un trajet piéton, permettant de descendre jusqu’en bas de la cascade, et s’arrêtant à certains point de vue.

Celui le plus en hauteur est vraiment sympa.

On aperçoit Québec sur la droite, et c’est la vue que j’avais en voiture étant arrivé par l’autoroute qu’on voit en contrebas.

Arrive en suivant un point de vue dédié aux chutes.

C’est super joli, j’en profite pour descendre tout en bas, puis je rejoins la cabine du téléphérique plus loin.

Finalement, après avoir vu le prix de la remontée, et en voyant les gens tous collés les uns sur les autres alors que la température est quand même assez haute, ainsi que le temps d’attente, je fais demi tour et remonte tout à pied. 487 marches. Ben je vous avoue que je les ai senties, mais j’avais économisé au moins de quoi manger un bon repas dans un restau ce midi.

Touuuut ça à monter
Un autre point de vue une fois en haut

Plutôt que de prendre le même chemin qu’à l’aller, je fais un détour vers le pont suspendu situé exactement au dessus de la cascade, puis je continue ma route vers l’arrêt de bus. Je vais rentrer à l’hôtel, et me changer car il commence à faire vraiment, vraiment chaud.

En route pour le Vieux-Québec

C’est un peu au hasard (bon, en vérité, j’avais repéré où se situait un restau qu’on m’a conseillé, et je voulais y aller ce qui tombe très bien, car ça me faisait traverser le Vieux-Québec)

Je me dirige donc vers ce quartier entouré de murailles, et j’y découvre parfois une architecture d’une autre époque. Voici les photos que j’ai prise, vous vous donnerez vous même votre propre idée 🙂 

J’ai mangé dans un restaurant dans lequel je me suis rempli le ventre comme jamais pour… 13€. Ce fut formidable, avec une entrée excellente et une poutine des plus appétissante.

J’en ai profité au retour pour prendre un panneau de quelque chose dont je n’ai pas parlé encore, alors que la différence est flagrante entre la France et le Québec/Ontario. 

Absolument tous les lieux que j’ai visités étaient non fumeur, et surtout, c’était vraiment respecté. J’ai l’impression, et je pense sincèrement que c’est le cas, que ça fait 10 jours que je n’ai pas senti l’odeur de la cigarette (électronique ou pas) et qu’est-ce que ça fait du bien. C’est un bonheur de ne jamais être gêné, même dans les lieux ouverts. 

Il faut savoir également que Québec possède un gros dénivelé, au moins entre le Cap-Blanc et Saint-Roch / Vieux-Québec. Je me suis donc retrouvé à monter 2km à pied après avoir mangé, je vous avoue que c’était sportif ! 😀

C’était donc ma dernière journée réellement touristique au Canada, car je dois être pas trop tard demain à Montréal (env 3h de route). J’ai donc profité du reste de la soirée pour…