Flo part au Canada

et est revenu !

Mois : août 2018

Jour 1 – Arrivée au canada

Bonjour à tous !

C’est à travers ce blog monté rapidement que je vais tenter de vous décrire tout mon voyage dans ce fabuleux pays qui est le Canada 🙂

Le voyage

Ca y est, il est temps de partir pour le Canada ! Après de longs mois d’attente et d’envie, de nombreux changements dans ma vie également, il est temps de faire un bon break de 10 jours avant de repartir pour cette folle aventure qu’est notre vie.

Mon vol était prévu à 12h05 et l’arrivée était prévue à 14h05, heure locale. Finalement, il y a eu un peu de retard (comme vous pouvez également le voir ici ).

J’ai voyagé à bord d’un Airbus A310, et c’est mon premier long courrier. Je dois avouer que j’ai pas eu beaucoup beaucoup de place, mais c’est souvent le cas façon. Les 8h de vol sont passées relativement vite, entre les repas / films / séries / siestes.

Très bon point néanmoins pour le repas qui était vraiment bon 🙂 Voici les quelques photos que j’ai pu prendre dans l’avion.

Un grand écran était présent et a passé plusieurs films. On pouvait brancher la prise casque, mais par contre, aucun film en VOSTFR ! Soit de la VO, soit de la VF, parfois des sous-titres anglais, mais pas plus.

A l’arrivée à Montreal, c’était super bien fait et on pouvait facilement prendre la correspondance. Il fallait passer par la douane pour remplir un formulaire un peu WTF (“projetez-vous de visiter une ferme lors de votre séjour ?”) et passer un entretien rapide avec un gars de la douane. Voilà un résumé :

– Bonjour monsieur, pourquoi venez-vous au Canada ?

– Je viens pour visiter 

– Très bien, combien de temps ?

– 12 jours à peu près

– Vous allez voir quoi ?

– Euh… Pas mal de choses entre Toronto et Quebec

– Et vous aller dormir où ? 

– Eh bien, entre Toronto et Quebec du coup

(… long silence…)

– Vous avez apporté du fromage ?

– Non, rien du tout. Rien à manger en tout cas.

– Mais vous avez pas une valise en plus de votre sac à dos ?

– Si si

(…long silence number 2)

– Eh bien, bon séjour chez nous 

Douanier de l’aérogare de Montréal

Du coup, direction la porte 64 et bien 3h30 d’attente avant l’embarquement. Le temps de se prendre un petit sandwich, et c’est parti pour 3h de Borderlands 2 !

Vers 17h30, embarquement dans cette fois-ci un Airbus A330, qui est vraiment plus intéressant ! Chaque siège dispose d’un petit écran et il y a vraiment plus de places pour les jambes. J’espère vraiment que c’est ce que j’aurai au retour.

Énormément de retard sur ce vol (plus d’une demi-heure sur un vol d’1h30, ça pêche un peu ! le vol était ici) mais je suis plus vraiment à ça près. Le temps de regarder quelques épisodes de manga, boire un verre de coca et hop, me voilà arrivé à Toronto !

Toronto

L’avion nous a posé au niveau de l’embarquement des autres passagers, et ça a été un bordel monstre à la sortie de l’avion. Tout le monde se demandait où il fallait aller chercher les valises, et tout ce que les hotesses répondaient, c’était “You should go downstairs”. Merci.

Après avoir finalement déniché le logo qui ressemble à une valise, j’ai commencé à le suivre, puis descendre jusqu’à l’endroit où les valises sortaient les une après les autres. Priant pour que la mienne arrive, le temps passe doucement et elle finit par descendre avec les autres !

Ni une ni deux, je la récupère et je commence à filer vers le parking, après avoir demandé où se situait la société de location “AVIS” chez qui j’ai loué la voiture. Après quelques recherches, je finis par les trouver et une petite frayeur me fait battre le coeur quand le gars me dit “ah mais non, ça peut pas marcher avec votre carte bancaire, car on ne prend que les cartes de crédit”, je finis par tomber sur la voiture qui m’accompagnera tout le long du voyage. Il s’agit donc d’une Toyota Corolla de 2018 dont l’intérieur ressemble exactement à ça :

boom

Et là, de battre mon coeur s’est arrêté. La voiture. A. Une. Boite. Automatique.

Enfer et damnation !

Je n’ai jamais conduit de boites automatiques, je sais même pas à quoi correspondent ces trucs. Et il n’y a que deux pédaaales !

Bon, je décide de griller quelques Mo de mon forfait Canada pour trouver un tuto rapide expliquant les bases. Ca a l’air facile en fait. Ok. P pour parking, R pour reculer, N pour neutre donc le point mort. Ca part.

La circulation jusqu’à l’hôtel fut relativement chaotique. Non pas à cause de la voiture qui, pour le coup, est vraiment top. Non, c’est surtout à cause de la manière dont les feux sont gérés. 

En fait, j’aurais dû lire ce merveilleux article qui explique la différence entre la conduite française et canadienne : les feux sont situés de l’autre côté, et non au niveau de l’endroit où on marque l’arrêt. Deuxième truc important, on peut tourner à droite, même si le feux est rouge, à condition d’avoir marqué l’arrêt. Ce qui explique pourquoi je me suis fait klaxonné une fois.

J’arrive donc tant bien que mal à l’hotel. Le check-in se passe bien, je suis à la chambre 119. Et là, surprise, la chambre est vraiment de bonne qualité !

Je m’attendais pas à un tel confort, et façon, je suis tellement mort qu’il faut que je mange un truc, une douche et au lit ! Je file donc au restaurant de l’hotel pour voir ce qu’ils proposent, me prends un petit sandwich, des frites, un verre d’eau. Le restau est vraiment pas mal du tout !

Même s’il est, on s’en doute, un peu cher. L’ambiance est vraiment sympa au demeurant

L’ambiance dans le restau

Une fois le repas englouti, (pas en entier, je l’avoue. Les frites étaient pas oufs, et la viande beaucoup trop cuite), la douche prise, les dents propres, il est temps de fermer les yeux et d’aller dormir. Il est presque 23h ici, ça fait donc presque 21h que je suis reveillé, un peu de sommeil ne fera pas de mal 🙂 Demain, ça part pour les chutes !

Jour 2 – Niagara

Haaaa les chutes du Niagara. J’avoue que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Ca a toujours été une envie d’aller les voir, mais j’avais peur également que ce soit un nid à touristes, dont je fais partie ! 

Après un petit dej assez sommaire, et avec beaucoup trop de fruits à mon goût, j’ai pris le temps de bien préparer le sac qui me servira pour la journée. Une fois dans la voiture, je regarde un peu plus comment elle fonctionne, connecte le telephone en bluetooth et c’est parti pour une bonne heure de conduite 🙂 

Les chutes

Après avoir trouvé un p’tit parking au pied de la tour Skylon (15$ le parking pour la journée ? Sérieux ? C’est moins cher que de se garer à Toulouse !), direction les chutes ! 

Il y a un point de vue à partir duquel on peut les voir gratuitement, ce qui donne déjà une bonne idée de ce à quoi ça ressemble 🙂 

Comme on le voit sur la photo, il y a deux chutes en vrai. Les plus connues sont celles le plus à droite, les autres étant sûrement boudées à cause des rochers !

En attendant, il est midi et il est donc temps d’aller voir ces chutes d’un peu plus près. J’avais réservé un voyage en bateau, histoire de faire le touriste parfait. Direction la billeterie, dans laquelle il a été assez compliqué de trouver ma reservation (léger moment de “heu… what?”), puis il est temps d’y aller !

J’ai été assez surpris, car il n’y avait pas tant de monde que ça. 

Après nous avoir donné un k-way rose de toute beauté, direction le bateau qui doit nous emmener au plus près des chutes !

La visite commence par les chutes les plus boudées 

Puis il est temps de se diriger vers ce que tout le monde attends ! Dans le bateau une voix tente d’expliquer des trucs sur la chute du niagara, mais honnêtement, j’ai rien compris avec le bruit de l’eau et des gens. Plus on s’approche, plus on rentre dans la brume et plus le vacarme s’intensifie. L’eau commence à être sacrément présente sur le bateau, les enfants crient… pas de doute, on y est ! 

Le bateau repart vers les premières chutes, continue un peu son chemin, puis revient à bon port. Quelle aventure ! Et tout le bateau a survécu !

Après ce fort moment d’émotions, un petit passage (obligatoire) vers la boutique de souvenir et il est temps de remonter pour aller manger !

La tour Skylon et Niagara

Pour aller manger, j’avais cru lire qu’il y avait un restaurant tout en haut de la tour Skylon, qui est une tour surplombant tout Niagara, de près de 250m de hauteur. Me disant que c’est le genre de truc à tenter en étant à Niagara, c’est parti !

En passant, je suis allé voir rapidement le poste de police qui est assez spécial, dans un grand beau jardin, puis en remontant, me voilà au pied de la tour. Petite particularité de celle-ci : elle tourne sur elle-même dans le restaurant pour que la vue change et que tout le monde puisse profiter des chutes ! 

Petite particularité de la salade Caesar que j’ai prise : ils ont remplacé le poulet par du bacon. Le steak haché était encore troooop cuit ! Par contre, le service était parfaitement impeccable.

Il est environ 14h lorsque je sors de table, direction Niagara que j’ai déjà pu apercevoir depuis la tour. En fait, cette partie de la ville est un véritable parc d’attraction

Du coup, je l’avoue, je me suis laissé tenté par une attraction qui avait l’air sacrément fun, “Zombie Attack”. En gros, on a un pistolet, on est sur un siège, en “4D” et ça part ! 

En gros, c’était ça

J’ai fini 6ème sur 40, c’était super interactif et marrant à faire ! 

En continuant à me promener, il y avait également un musée de cire, mais c’était sacrément cher et finalement, je trouvais pas ça hyper intéressant. Par contre, en face, le musée des record du Guiness World Record avait l’air carrément cool ! Adorant tout ce qui est trucs marrants comme ça, et après avoir achété un coca à l’orange (qui, je vous l’avoue, n’est pas vraiment bon) je suis allé faire un tour. Et j’y suis resté une bonne heure ! Voilà les photos que j’ai prises, un peu en vrac, mais vous trouverez peut être quelque chose de drôle ?

Après avoir fait un petit tour par le minigolf rempli de dinosaure (j’ai pas joué, tout seul, ça serait étrange !) et capté un peu de wifi pour télécharger un podcast pour la route, il est temps de rentrer ! Le trajet se passe sans encombre, j’ai trouvé comment caler le téléphone dans la voiture, quelques bouchons en arrivant sur Toronto, puis il était temps d’écrire cet article 🙂 

Demain, direction le centre de Toronto pour visiter cette grande ville ! 

Jour 3 – Toronto

Il est donc temps d’aller rendre une petite visite dans cette fameuse ville canadienne ! Rien de prévu de particulier pour cette journée, à part tenter de trouver un bon truc à manger et visiter la tour CN 🙂 

Pour y aller, je n’étais pas très très loin en voiture : seulement 28km. Du coup, après mures réflexions, et le fait de devoir payer 3$ pour en retirer 10 si j’avais voulu prendre les transports en commun, j’ai opté pour la voiture et j’ai trouvé un parking pas trop loin de ma destination.

Mais c’était sans compter sur les bouchons !

Le parking que j’ai trouvé était situé à 500m de la tour CN et m’a coûté 6eur pour la journée, ce que j’ai trouvé super correct. A part les bouchons, la circulation s’est bien passée, je commence à comprendre parfaitement comment rouler au Canada 🙂 

La tour CN

Une fois garé et après avoir galéré pour sortir du parking (en gros, je sais pas comment, je me suis trouvé au 12eme étage d’une résidence. En redescendant au 0, j’ai trouvé une porte ouverte vers l’exterieur), il est temps de partir à la conquête de la tour CN  !

La truc qui me faisait le plus peur avant de monter, c’était l’éventuelle attente. Finalement, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas tant de monde que ça. J’en ai eu pour 40 min environ, et tout le trajet d’attente est ponctué par des petites animations, points d’informations, vidéos, etc.

Tout ceci pour arriver jusqu’à l’ascenseur qui monte à 20km/h en haut de la tour. Une fois arrivé en haut… quelle vue ! Le fait de bien limiter les entrées est vraiment bénéfique pour ne pas être surchargé de personnes, donc on peut prendre les photos facilement. De plus, il n’y a pas de grillage, tout est en verre. Il est également possible de descendre d’un étage pour accéder au “vide”, une vitre qui pointe directement en bas de la tour.

Enfin, ce jour là, il y avait une petite animation de cuisine par le restaurant 360, qui était axée sur le “terroir”. J’avoue ne pas m’être trop attardé ici car, pris par la fougue de la jeunesse, je décida de monter encore plus haut, dans la “nacelle”

Une fois arrivé en haut de la nacelle, je dois avouer que c’est un peu la déception. Certes, j’avoue, j’avoue, on est quand même beaucoup plus haut. Genre par exemple, un hélicoptère est passé à notre hauteur, normal ! Mais finalement, on ne voit pas tant la différence par rapport à l’étage d’en dessous, et les photos sont beaucoup plus difficiles à prendre à cause du grillage qui l’entoure.

On remarque néanmoins sur les photos les quelques aventuriers qui ont tenté l’expérience du “Tower Edge Walk” (l’Haut-da cieux en francais), qui consiste à être attaché par des harnais et faire le tour en étant vraiment au bord du vide. Sensations garanties ! (Mais aussi très très cher. Prévoir au moins 225 dollars !)

Ce que j’aurais bien voulu faire ! 

La descente en ascenseur conclura donc cette visite impressionnante ! 

Elle descends de la tour à cheval…

Diner et promenade dans Toronto

Par la suite, j’avais bien envie de faire l’aquarium, mais je trouvais ça un peu trop “commun” pour une ville (il y en a d’autres !) et ayant prévu de visiter celui de La Rochelle dans quelques semaines, je me suis dit que ça pouvait attendre. La priorité, c’était de trouver un endroit où diner (oui oui, au Quebec au moins, diner = manger le midi). 

Je cherchais un endroit où je pourrais manger bien, pas trop trop cher et avec des trucs assez propres au Canada, donc j’ai décidé d’aller à “The Loose Moose”, un bar/restaurant axé sur le sport (normal). Après être arrivé et m’être assis au bar, j’ai pu commander des club sandwichs remplis de mac & cheese, avec une bonne ration de poutine.

Yummy

C’était la première fois que je goûtais ces deux plats, et je dois avouer que je n’ai pas été déçu ! L’ambiance dans le bar restau était vraiment sympa, il faisait bon et frais, c’était parfait 🙂 

Pas le temps de trop traîner, car j’ai envie de bouger et de continuer à découvrir cette jolie ville. Malheureusement pour moi, le musée de la science est un peu loin, donc je décide de rejoindre celui des trains à vapeur du Canada. Après avoir vu une jolie fontaine et passé le coucou à Spider-Man,  pleins de jolies choses m’attendent. Un petit train circule à travers tout le musée, et vous vous en doutez, j’ai pas résisté ! 

Tut tut !

Par la suite, vu qu’il faisait chaud, je me suis dirigé vers un petit magasin situé près d’un petit port du lac de l’Ontario, acheté un Dr Pepper à un prix ridiculement bas, puis je suis parti sur une jetée depuis laquelle on voyait vraiment bien la ville. Je suis resté un moment assis là, à profiter de la vue et de la relative fraîcheur. 

La vue depuis la jetée

En revenant, je suis passé par le petit parc situé juste à côté, et je me suis décidé à rentrer. Petite info supplémentaire et gratuite, j’avais fait une bourde ouf le matin en allant me garer, car j’avais oublié de mettre le ticket que j’avais payé sous le pare-brise de la voiture ! 

Le retour s’est fait bien plus facilement qu’à l’aller. Le temps de renter, écrire cet article, et maintenant, vous savez ce qu’il y a de plus agréable après une bonne journée de marche ? Aller faire un tour au SPA de l’hôtel. Demain, direction Ottawa, en passant par une petite croisière aux mille-îles 🙂 

Jour 4 – Sur la route d’Ottawa

Il est temps de mettre un réveil, car il faudra se lever pour partir à Ottawa ! J’en ai pour presque 4h de route, j’ai donc décidé de couper le trajet en deux en m’arrêtant à Gananoque, connu notamment pour être un port de bateau de croisière sur les 1000 îles. Des podcasts, livres audio et séries audio, et c’est parti !

Gananoque, et la croisière des mille îles

Me voilà arrivé à Gananoque, afin de me rendre sur un bateau qui nous emmènera faire le tour des mille îles. J’arrive vers 12h15, et mon bateau partant à 15h30, je me suis que j’ai vraiment prévu large. 

J’en profite donc pour aller au McDo, faire mon premier fastfood canadien en me disant que ça me laissera le temps de trouver une place (ça avait l’air assez chaotique quand je suis passé devant) et que si j’ai vraiment beaucoup d’avance, j’en profiterais pour aller visiter un peu la ville.

Finalement, je n’ai pas eu tant d’avance que ça. Car il a fallu trouver une place. Et chaotique, pour le coup, et plus qu’un euphémisme tellement c’était difficile. Et plus le temps passait, plus je commençais à me dire “whaaaat mais je vais jamais trouver”.

Finalement, j’ai eu grave de la chance car j’ai trouvé non seulement un place un peu plus loin, mais en plus gratuite. Réussissant à me garer, je prépare mon sac, et c’est parti vers le bateau !

Le bateau est assez luxueux et vraiment sympa, avec deux étages et la possibilité d’acheter des trucs à bord. J’ai pris la croisière de 2h30, et honnêtement, je pense que c’était un peu trop long. Celle d’une heure aurait suffit. Par contre, je peux également dire : “Je suis allé aux Etats Unis !” car on passe la frontière navale lors de la croisière. En vrai, je ne suis pas si loin de New York ! Nous avons également croisé un château dont l’entrée rappelait étrangement l’Arc de Triomphe et vu aussi le plus petit pont international. En vrai, c’était super sympa à l’aller, puis le retour étant sur les mêmes traces (ou presque), finalement il n’y a plus grand-chose à voir. L’attrait principal étant les maisons . Je vous mets un peu toutes les photos que j’ai en vrac 🙂

Une fois le trajet en bateau terminé, direction la voiture car il fallait que je continue de tracer vers Ottawa et il restait encore… plus d’1h30 de route ! 

(Oui, ma tête fait peur, mais c’est ma tête après 4h de voiture)

Arrivée à Ottawa

L’arrivée à Ottawa se fait sans encombre. J’espère juste, à ce moment, que l’hôtel a un parking.

J’arrive devant l’hôtel et là… je vois bien une place de stationnement de 15 min max devant, mais pas de parking du tout. Je me gare, je rentre, la  réceptionniste m’explique qu’en fait, le parking est à 10 min à pied d’ici. Tant pis, j’ai pas tant le choix façon. Je prends donc mes affaires, je les monte dans la chambre, que vous pouvez apprécier ici

Et après une loooongue journée de transport comme celle-ci, il est temps… d’aller au lit 🙂 

Jour 5 – Ottawa et Montréal

Après un réveil difficile dû principalement au fait que c’est quand même super mal insonorisé, je me dis que c’est pas plus mal que je ne reste qu’une nuit dans cet hôtel. Mais qu’à cela ne tienne ! Je suis réveillé, et autant partir manger un bon petit dej 🙂

Après la petite surprise du “ah mais non, le petit dej n’est pas compris”, une bonne douche et le rangement rapide des affaires, il est temps d’y aller. Le checkout se fait à la vitesse de l’éclair, je file à la voiture (loooiiiiiiiin), pose la valise, et prends la direction du Musée de la Nature qui me tapait dans l’œil la veille. Pour le coup, cette portion d’Ottawa est vraiment jolie, et regorge de petits parcs et monuments. J’en profite pour passer m’acheter une bouteille d’eau et un truc pour tenir le portable dans la voiture (HALLELUJA). 

Le musée canadien de la nature

Une fois dans le musée, je me dis que je vais prendre le package complet visite des galeries + expo sur le cerveau + cinéma 4D (qui est 3D en fait, il ont quelques soucies)

Et franchement, j’ai pas du tout été déçu.

Suivez moi dans cette merveilleuse aventure ! La première galerie que j’ai faite concernait l’arctique et le monde polaire. Rien que dans l’entrée, bam, on est dans l’ambiance

Bam, bienvenue dans l’arctique
Oooh

Le reste de la visite est tout aussi intéressant. J’ai appris qu’il y avait eu des chameaux en Arctique par exemple, et que c’est également le lieu qui prédit un peu notre avenir en terme d’environnement. Le gros de la galerie était justement axé sur le fait que ça va pas au top là-bas, et qu’il faudrait réagir.

Après avoir observé ces magnifiques lapins des neiges, je finis par sortir et aller en face, sur l’exposition sur le cerveau. C’était ultra intéressant. Il y a beaucoup de choses qu’on ignore encore aujourd’hui, mais il existe tellement de choses à faire. L’exposition était super interactive, avec de nombreux exemples et des explications simples pour comprendre comment notre cerveau fonctionne. Je vous mets un peu tout ce que j’ai pris en photo que je trouvais intéressant ou insolite, mais il y en avait beaucoup, beaucoup d’autres 🙂 

Une fois mon cerveau rempli de toutes ces belles informations, je descends d’un étage et je me dirige vers la galerie du vivant. Elle était un peu moins grande, et très axé sur les insectes. Je suis resté beaucoup, beaucoup trop longtemps devant le travail des fourmis moissonneuses qui ont pour particularité de virer tout ce que qui les intéresse pas dans un coin, ce qui faisait que l’aquarium était ultra propre, sauf sur les bords. J’en ai vu une se faire tuer par une autre, qui l’a découpée et emmenée tranquillement sur le bord, avec le reste des déchets. Les lois de la nature ! Il y avait également de nombreuses araignées et gros insectes en tout genre. Je n’ai pas pris beaucoup de photos, mais ça restait intéressant et comme le reste, assez ludique

Un tout petit peu plus loin, on pouvait répondre à la question existentielle : “Combien tu pèses, en canard ?” dans une expo sur les oiseaux (toujours dans la galerie du vivant).  Il faut savoir qu’aux USA, l’observation des animaux est le deuxième hobby favoris des americains, et que chaque année, ce sont des milliards d’investissement qui partent là dedans. Rien que ça ! 

La galerie suivante était la galerie de la Terre, que j’ai trouvé un peu moins intéressante. Elle consistait principalement à l’explication du fonctionnement de la tectonique des plaques, du mouvement de magma, la formation des océans et des nombreux minerais qui forment notre planète. Mais malgré le sujet qui m’attirait beaucoup moins, l’agencement et l’approche de ce musée ont quand même rendu ce petit tour intéressant.

La galerie suivante était la galerie des mammifères, avec de nombreuses répliques d’animaux à l’identique. De nombreuses infos intéressantes sur l’hibernations, l’adaptation des animaux et tout un tas de petites choses comme ça.

Enfin, la dernière galerie que j’ai visitée (mais qui n’étais la dernière du musée) était la galerie de l’eau, pour présenter le monde du vivant, mais dans l’eau. On est accueilli par un squelette grandeur nature d’une baleine, ça fait son p’tit effet. Pareil, j’étais un peu moins intéressé, mais j’ai quand même fait le tour complet car c’était vraiment très bien fait

Après tout ça, je suis descendu au sous sol pour aller voir la projection “4D” (avec juste des lunettes 3D) d’un film relatant la vie de Henry Bates qui, au XIXe siècle, a effectué un voyage épique de onze années en Amazonie. Comme un véritable détective, Bates a suivi les indices qui l’ont conduit à une fascinante découverte : le mystérieux phénomène du mimétisme chez les animaux. (bon ok, j’ai repris le résumé du site, mais c’était vraiment ça). En fait, ce mec est aussi connu pour avoir pas mal aidé un certain Charles Darwin à prouver sa théorie sur la sélection naturelle. Le film était vraiment intéressant (25 min). 

Et il était temps de partir ! 

Départ pour Montréal

En revenant à la voiture, j’ai fait un petit détour chez Harvey’s, une chaîne de fast food canadienne dans laquelle ils font le burger sous les yeux. L’approche et l’idée est intéressante, mais une fois de plus : pourquoi, pourquoi les steaks ont un goût si affreux :'( 

Une fois arrivé à la voiture, au moment de payer… surprise ! C’était complètement gratuit. Le parking est gratuit les dimanches et les jours fériés, et il semblerait qu’aujourd’hui, ce soit la journée du Colonel By, un jour de fête en l’honneur du fondateur de la ville d’Ottawa. Du coup… pas de parking payant pour moi !

Le trajet se déroule sans encombre jusqu’à Montréal, même si je ne comprends toujours pas pourquoi tous les canadiens se fichent complètement des limitations de vitesse. Genre les camions me dépassent en mode easy, alors que je suis au max de la vitesse autorisée.

Après quelques bouchons à l’entrée de Montréal, je finis par trouver l’hôtel. Le check-in se fait sans soucis, et je dois souscrire à l’offre “Valet” si je souhaite garer ma voiture. Soit. Ca sera toujours classe de me dire que j’ai juste besoin d’appeler un numéro et pouf, la voiture arrive. 

La chambre est vraiment sympa et spacieuse, rien à voir avec la précédente. Je suis au dixième étage, je n’ai pas une vue de ouf, mais ça a l’air à peu près insonorisé. Tant mieux, parce que je reste deux nuits ici 🙂 

Un coup d’oeil à la météo me dit qu’il ne va pas faire super beau à Montréal, donc je me motive pour monter au niveau du Mont Royal qui donne apparemment une superbe vue sur cette capitale du Québec. Et puis, ce n’est qu’à 25 min de l’hôtel, let’s go ! 

La montée fut… compliquée car il y a de nombreuses marches. Mais l’essoufflement en vaut largement la chandelle, je vous laisse apprécier la vue ! 

J’en profite donc pour faire un petit tour, commander une Kombucha (du thé glacé en gros), puis je me pose à côté de la vue en profitant de la musique jouée au piano par un gars à côté. C’était vraiment reposant.

Puis il est temps de rentrer à l’hôtel. La redescente fut plus simple, et accompagnée de nombreux écureuils 🙂 

Et voilà qui conclu ma journée canadienne qui fut, une fois de plus, remplie de bonnes choses à se mettre pleins les yeux.

Jour 6 – Montréal

Après une grasse matinée remplie de sirop d’érable, c’est un peu en sursaut que je me réveille vers 11h en me disant “bon ben… C’est foutu pour le petit dej”

Mais ce n’est pas grave ! Après un rapide tour sur ce qu’il est possible de faire lorsqu’on est à Montréal et qu’il ne fait pas beau (ce qui est malheureusement le cas), je dédie mon après-midi à deux choses : la visite du centre des sciences de Montréal, et aller faire un tour dans le RESO, un réseau souterrain de la ville.

Le centre des sciences étant à près de 40 min à pied, et passant par la basilique et de nombreux parcs, le trajet passe assez vite.

Je finis dans un McDonald’s pour manger un bout, juste à côté de l’entrée du centre. Et enfin, quelques minutes plus tard…

Arrivé !

Situé près du port de Montréal, le centre des sciences possède cinq galeries ainsi qu’un cinéma IMAX “new generation”. Comme d’habitude, j’ai envie de tout voir donc… je prends le package complet.

La suite fut à la fois… intéressante et chaotique. Je pense qu’une vidéo vaut mieux qu’un long discours.

Des enfants. Partout, des enfants

Il y avait beaucoup, mais alors beaucoup trop de monde, mais aussi beaucoup de groupes d’enfants.

C’est vraiment dommage, parce que les expos étaient intéressantes. Celle sur le corps humain par exemple, m’avait donné envie. Mais c’était en partie gâché par les enfants qui se foutent complètement de l’expérience qui est proposée, ne lisent pas ce qu’il faut faire et ruinent l’équipement en deux minutes chrono. Ca m’a un peu soulé, parce que je me disais que clairement, si j’emmenais Milo là dedans, je n’aurais jamais permis ce genre de comportement. Passons.

Bon après, c’était quand même intéressant. Du coup, pour esquiver les enfants, je me suis dirigé vers l’exposition concernant Dreamworks. Le principe était “du croquis à l’animation”, et c’est un peu plus vide, et donc, beaucoup plus facile d’accès. Il y avait beaucoup d’interviews des réalisateurs / producteurs, montrant comment le travail était fait dans leur studio d’animation, que ce soit du côté “crayon”, “animation” ou “musique”. Shrek, Madagascar et Dragon étaient les films les plus mis en avant, mais il ne faut pas oublier Fourmiz, Spirit, les Trolls, Les Cinq Légendes, les Croods, etc. Une vidéo de trois minutes montrant comment fonctionne globalement l’animation était présentée et super cool

Venez voyager à dos de dragon

J’ai tenté de prendre pas mal de photos de cette galerie, et j’y suis resté un bout de temps

En sortant de la galerie, vu que c’était toujours aussi plein d’enfants et de cris, j’ai profité d’un coin lecture qui était axé uniquement sur des revues scientifiques. Une m’a particulièrement attirée l’attention, concernant les découvertes très alambiquées. J’y suis resté une dizaine de minutes, puis je me suis dirigé vers le cinéma IMAX. Il y avait une projection d’un mini documentaire qui porte le nom de “OCEANS 3D”, voici sa bande annonce :

Que c’est beaaauuu

En vrai, c’était une expérience juste majestueuse. Le son, l’image 3D, et le film étaient particulièrement époustouflants, et j’ai pris une sacrée claque 🙂 

J’ai donc terminé ma visite ici, et décidé de rentrer tranquillement, en prenant un chemin un peu différent. Je voulais visiter ce réseau de galerie souterraine, même si j’étais carrément trop fatigué.

Puis finalement, je l’ai pas vraiment trouvé. Du coup… j’ai continué à pied, mais j’ai pu prendre des belles photos 🙂 

Une fois rentré dans la chambre d’hôtel, et la douche prise, pas le temps de niaiser car j’avais rendez-vous pour 19h45 chez Philippe et Alice, deux connaissances par un chemin alambiqué.

J’ai passé une soirée absolument formidable, dans laquelle on a pu comparer la culture québécoise et française sous tous ces angles, en buvant une bonne IPA au Saint-Bock. 

J’ai également pu découvrir le métro montréalais qui, pour le coup, est vraiment facile à utiliser.

Demain, rendez-vous en pourvoirie ! La bise canadienne 🙂 

Jour 7 – De Montréal à la Pourvoirie du Lac Blanc

L’heure est grave ! J’ai fait face au pire ennemi dans ce genre de situation, celle dans laquelle on voyage, celle dans laquelle on a prévu de passer un moment dans un endroit merveilleux de par sa faune et sa flore : la pluie.

La journée commençait paisiblement. J’avais rendez-vous vers 12h30 avec mon ami Elie pour le dîner. Permettez-moi donc de remplir ce post, qui sera malheureusement vide à moins qu’une chose exceptionnelle se produise après l’avoir écrit, avec un des pires pièges de la vie à Montréal : les panneaux de stationnement.

Remettez-vous dans contexte. On a besoin de trouver une place, vers la sortie de métro Mont-Royal, car c’est ici que ce rendez-vous aura lieu. En personne bien attentionnée, vous faites le tour du quartier plusieurs fois, et vous trouvez une place qui a l’air bien.

Un peu trop bien ?

Cette place est en fait un piège ! Car d’après le panneau, pardon, l’ensemble de panneaux tous au même endroit, seuls les résidents peuvent s’y garer après 15h.

Ah. Bon ça va alors, il n’est pas 15h, et je serai parti avant.

Non !

Le panneau à côté stipule que vous n’avez pas le droit de vous y garer le mercredi, entre 13h30 et 14h30. Et seulement du côté droit. Vous pouvez reprendre le volant, et rechercher une autre place.

Oh, une place de libre là !

Non plus ! Il y a une bouche à incendie. Interdiction de s’y garer à moins de 5 m. Enfin, seulement si elle est rouge. Si elle est bleue, vous pouvez vous y garer.

Les panneaux s’enchaînent comme ça. Il y a d’autres facteurs sympas, comme l’interdiction de s’arrêter, une flèche un peu trompeuse qui indique là où commence l’interdiction, mais également si c’est la chaussée ou le trottoir. Bref, c’est un bordel sans nom et ce site démontre parfois l’absurdité de ce système.

Tout ça pour dire que oui, j’ai pris une amende parce que j’ai mal décrypté un des panneaux. 68 dollars pour toi Flo, parce que tu as pensé, à tort, que tu pouvais te garer ici :

Bon allez ! J’en fais des tonnes, mais tant pis, ce n’est pas si grave. Il est temps de partir pour la pourvoirie du Lac Blanc.

Mais Flo, c’est quoi ce truc, pourvoirie, dont tu parles tout le temps ?

Excellente question ! Une pourvoirie, c’est un établissement qui propose des services (hébergement, location de matériel, guides) aux personnes qui pratiquent la chasse et la pêche en pleine nature.

Le mot à retenir là dedans, c’est “pleine nature”, et c’est ce que je voulais voir.

Arrivée à la pourvoirie du lac blanc

Le trajet s’est fait sans encombre entre Montréal et le Lac Blanc. Sauf que j’ai rencontré cet ennemi puissant, sur entraîné et imbattable : la pluie. J’avais espoir qu’elle se calme en arrivant, et finalement, ça a empiré.

J’ai donc traîné ma carcasse mouillée jusqu’à l’entrée, pris ma réservation, et je suis allé jusqu’au petit gîte que je vais partager avec quatre familles.

Pour le coup, ce fut vraiment un plaisir d’y être. Le chalet est confortable, sent bon le bois, et offre une vue imprenable sur le lac.

Sauf qu’il y a cette pluie.

A l’entrée, on m’a précisé qu’il y avait un sauna, une piscine et un bain massant, et je me dis que finalement, c’est sûrement la meilleure des choses à faire. Et c’est donc là que je me trouve en écrivant cet article, avec un wifi lointain car présent uniquement sur le chalet principal duquel je suis très éloigné de ma chambre. Impossible de sortir à cause de la pluie battante, mais la vue est impeccable !

A défaut de pouvoir aller dehors…

Après de longs moments de relaxation, de lecture apaisante, je finis par me décider d’aller manger.

Il n’y a pas tant de choix en fait, il n’y a que le restaurant de la pourvoirie qui possède un garde-manger, l’autre option étant d’aller jusqu’à Saint-Alexis, à plus de 15 min de routes d’ici. Dans la boue. Donc ce sera sans moi.

La carte du restaurant est intéressante. Ici aussi, une salade Caesar “classique” est faite avec du bacon. Pour avoir du poulet, il faut mettre un supplément. Je me tourne donc vers les viandes, avec un bon bifsteak accompagné de frites maison. Et puis je me dis que cette fois, finie la répression de la viande trop cuite ! Il est temps de mettre fin à mon calvaire, je veux un truc saignant ou bleu à la limite ! 

Désolé monsieur, mais au Canada, on a pas le droit de vous servir une viande saignante à cause des différentes bactéries qu’elles pourraient avoir. Je peux donc vous proposer une cuisson très cuite ou pas trop cuite.

Le serveur, exaspéré qu’un Français lui pose chaque jour la même question depuis 10 ans

Dévasté, j’aurais même lâché une petite larme. Je choisis donc une salade Caesar classique en entrée, puis une truite à l’aneth, pêchée dans le lac qui est juste derrière moi. Je me dis qu’au moins, je serai sûr d’avoir un produit vraiment frais.

Puis un détail attire mon attention dans le menu des entrées.

Tartare de boeuf

La carte des entrées, qui veut décidément que je ne dorme pas bien ce soir

Tant pis. La commande est lancée, et puis j’ai un peu la flemme de demander si un tartare de boeuf est dans la viande crue ou pas. 

Honnêtement, la salade Caesar était assez bof, mais le poisson était vraiment bon

Le serveur me propose la carte des desserts, je refuse poliment en pensant que j’ai trop peur d’y voir quelque chose d’improbable dessus, puis je file me coucher. Demain, je me lèverai un peu plus tôt, car ils annoncent du beau temps dans la matinée, et je VEUX visiter quelque chose de cette pourvoirie et faire une balade dans la nature.

Jour 8 – Entre la Pourvoirie et le lac Saint-Jean


Attention, je publie les deux articles en même temps, n’ayant pas eu une assez bonne connexion à la pourvoirie pour envoyer ce que je souhaitais. N’hésitez pas à aller faire un tour ici si vous souhaitez aller à l’article de la veille.


A la pourvoirie

C’est le grand jour ! (La France est…) (non non, chut)

Un réveil matinal avec soleil timide me réconforte : il a l’air de faire assez beau ! Je m’empresse donc de me préparer pour aller prendre le petit déjeuner et voir quelles sont les activités de prévues. 

Houhou ! Là on est d’accord, c’est un paysage comme je le voulais.

Un rapide coup d’oeil à l’entrée du chalet principal m’indique qu’à 10h, il y a la visite de la tourbière. Parfait, ce sera juste avant la pluie, et ça me laisse le temps de manger.

Au menu ce matin, ayant super faim, je me commande le big dej : deux énormes crêpes accompagnées de deux énormes tranches de toast, le tout avec un bon sirop d’érable local, quelques fruits et un chocolat chaud.

En vrai, ça m’a bien calé. Je vous jure c’est vrai.

De retour dans ma chambre, je prépare ma valise, et sort également pour la première fois mes chaussures de marche : je pars dans la tourbière pardi ! 

De retour au chalet principal, il est 10h pile est je patiente avec les autres (Français. Tous Français. Ostie d’français !). L’arrivée du guide dans un bus scolaire (le même que dans le bus magique) fait son p’tit effet. Puis c’est parti pouuuuuur…

Notre guide s’appelle Max, et c’est un natif de Saint-Alexis. Il est trappeur / chasseur et connaît la forêt par… coeur (j’étais obligé pour la rime).

La visite est très très très très rapide car oui, une tourbière, quand tu en as vu une, tu les as toutes vues. Il semblerait que celle-ci soit une des plus jolies du coin, donc je m’empresse de partager ça avec vous.

En fait, une tourbière, c’est ni plus ni moins qu’un sol de mousse au-dessus de l’eau. La hauteur de mousse peut varier entre 5 et 6 mètres, et est assez solide pour y marcher sans encombre. Le côté un peu fun, c’est que lorsqu’on saute un peu, ça fait bouger tout ce qu’il y a aux alentours.

Max est vraiment calé sur son sujet, et nous fait découvrir la flore aux alentours : des plantes carnivores, attrapant les mouches avec un nectar sucré, qui renaissent tous les deux ou trois ans après s’être effondrées sur elles-mêmes, ou d’autre qui utilise une colle pour attirer les fourmis et les mettre dedans. Puis la visite tourne autour de la vie à la pourvoirie, l’enfance de Max et la différence entre l’Ouest Canadien et le Quebec en termes de flore. 

En vrai, c’était assez intéressant, il avait pas mal d’anecdotes sympas. Il est né en 1992, et pourtant posait des pièges en forêt avec son père quand il avait 8 ou 9 ans. C’est dire la différence de vie qu’il a eue par rapport à moi, qui suis de 1991. Il nous a montré par exemple que, quand il était petit, un de ses jeux était ça : 

En fait, c’est un morceau de bois auquel il a ajouté de la résine de conifère qui est en fait, un combustible. Le bâton avançait donc tout seul dans l’eau, avec cette traînée identique à celle qu’aurait de l’essence dans l’eau. 

Max nous explique également que les orignaux (un orignal, des… ?), pesant jusqu’à près de 600kg, viennent parfois se reposer sur les tourbières car elles supportent leurs poids, mais sont proches de l’eau. On apprend également qu’il fait parfois -40°C ici, mais que c’est pas un froid violent. 

Il n’y a pas de mauvais froid, juste des mauvais vêtements

Max, en voyant la tête des gens après avoir dit “-40°C”

On commence à remonter doucement vers le bus, avec toujours des anecdotes sympathiques (“Oh vous savez au Canada, quand vous voyez des maisons avec des briques, derrière c’est du bois. Les briques sont juste du contreplaqué”) puis on se dirige vers un étang dans lequel il nous montre son mirador aux canards.

Ne cherchez pas le mirador, il n’est pas sur la photo

On finit par apercevoir également une grenouille immense, que la photo ne pourra pas vraiment retranscrire. Mais en vrai, elle était plus large que ma main.

Puis la visite se termine. Mine de rien, en regardant l’heure, ça fait presque 1h30 qu’on est là à discuter des conditions de vie des locaux, de la faune et de la flore, et il est temps de rentrer dans le bus.

De retour à la station, la présence des canoës me donne grave envie d’y aller. Et puis… c’est inclus dans la location pour la nuit, alors pourquoi se priver ?

Me voilà donc en short de bain. Je récupère un gilet de sauvetage, une pagaie et hop, je saute dans le premier canoë de disponible. Je fais quelques mètres, puis je m’aperçois… que je prends l’eau. 

Damned ! 

Je reviens aussi vite que possible, avant que le canoë coule au fond du lac (et moi avec), puis j’en choisis un deuxième. Il a l’air de tenir bon, parfait. Je fais une bonne centaine de mètres, et je m’aperçois que le temps change brusquement. Des gros nuages arrivent et une seconde plus tard… un orage commence à tonner. Très proche.

Demi-tour. Vite vite vite ! 

J’arrive à la berge quelques secondes avant que la pluie commence réellement à tomber, et je commence à courir vers le chalet. Finalement, ce n’est pas la pluie… c’est de la grêle ! Je suis trempé en arrivant, je monte me sécher, prendre une douche chaude pour me réchauffer, sors, me sèche et là… un ciel bleu comme j’en ai jamais vu. 

Mais qu’est-ce que c’est que cet endroit.

Je me dis qu’il est peut-être temps de partir pour Roberval, une ville située à côté du lac Saint-Jean, prochaine étape de mon parcours. Il y a quatre heures de route ! 

Trajet vers le Lac Saint-Jean

Le trajet est passé agréablement vite, en partie parce que les paysages sont majestueux, que personne me presse, et que j’écoute un livre audio dans la voiture. Il y a également pas mal de virage, ce qui force à rester assez concentré. J’en profite pour faire une pause à mi-parcours pour manger un bout, car je n’ai rien mangé depuis le matin et que toutes ces émotions m’ont ouvert l’appétit ! 

Je finis donc au Restau chez Anik après avoir fait un plein d’essence à un prix outrageusement bas par rapport à chez nous (28€ pour remplir le réservoir qui était plein à moins d’1/4, et en essence). Le restaurant était très simple, et j’ai choisi un plat que je ne connaissais pas : le sous-marin. Je l’ai pris au “smoked meat”, qu’on m’avait conseillé de goûter. Et quelle ne fut ma surprise quand je vis arriver…

Bam. Et bon appétit

Il m’a fallu enlever quelques couches successives pour comprendre pourquoi “sous-marin”. En fait, il y avait du pain de caché en dessous de tout ça. 

Une fois rassasié, je repris la route tranquillement en direction de Roberval.

Désolé, c’est la seule photo que j’ai prise de la route, mais en vrai c’était trop beau

Arrivée à Roberval

L’arrivée à Roberval se fait sans encombre. Il s’agit d’une petite ville située aux abords du lac Saint Jean, le troisième plus grand lac du Québec (+ de 1000 km²). Il est notamment connu pour ses paysages magnifiques et la multitude d’activités qu’on peut faire autour. Mais je verrai ça demain ! Il est pour l’instant temps d’aller faire un tour à l’hôtel dans lequel je me situe, qui m’offre une chambre (et un service, je dois avouer) impec 🙂 

Voilà qui conclura donc l’article de la journée. Il est donc temps pour moi d’aller faire un tour à…

deux fois en deux jours Flo ? Sérieux ?

Jour 9 – Entre le Lac Saint-Jean et Tadoussac

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, parait-il ! C’est pour ça que j’avais mis le réveil à 8h, une heure outrageusement matinale lorsque l’on est en vacances, mais tout à fait correcte quand il s’agit de visiter un si beau pays qu’est le Canada.

Ce matin, il est temps de se motiver pour aller revisiter notre passé. Je me suis en effet prévu une excursion au village historique Val-Jalbert, encensé par les avis sur Google Maps et Tripadvisor, mais également conseillé fortement par le Groupe Voyages Quebec avec qui j’ai organisé ce projet.

Et une bonne motivation commence par un bon petit déjeuner ! Pour la première fois, parmi tous les hôtels que j’ai visités, celui-ci a fait une erreur grave : faire un buffet à volonté. 

Je pense qu’ils ont perdu un peu d’argent avec moi 🙂 

Assiette 1/3… go !

Une fois le petit dej englouti, c’est l’heure du checkout. En effet, le village se situe sur le chemin pour aller à Tadoussac, où je me rendrai cette après-midi. 

depuis la voiture, on a constamment ce paysage autour du lac

Le village Val-Jalbert

Je ne savais pas du tout quoi attendre de ce petit village, et j’ai été vraiment époustouflé par les moyens mis en place pour les visiteurs.

Tout commence avec une petite balade en bus, autour du village, avec les explications enjouées de Luc, notre chauffeur. Luc nous explique que le village a été fondé en 1901 par Damase Jalbert, qui voyait en cet espace un lieu parfait pour créer un moulin à pulpe de papier (une pulperie). En effet, étaient présentes une cascade, une forêt peuplée d’un bois parfait pour du papier, et une main-d’oeuvre nombreuse.

Tut tut en voiture tout le moooonde

De plus, un chemin de fer est présent pour acheminer toute la pulpe de papier, ce qui est parfait pour les affaires.

On continue le tour des maisons, qui ont été construites pour loger les travailleurs du village. Certaines sont rénovées et habitables (ils en font des petites chambres d’hôtel), d’autres ont été laissées à l’abandon. On apprend notamment que le prêtre était super sévère, que la vie y était extrêmement bonne pour l’époque (électricité / eau courante / pompier volontaire). On passe également devant une école, et nous arrivons enfin au moulin. Il faut garder en tête que nous sommes en 1901, le moulin n’est donc pas un moulin à vent tel qu’on pourrait l’imaginer, il s’agit plus d’un énorme bâtiment qui prend de l’eau de la cascade et la transforme en énergie (et notamment en électricité, pour le village).

Notre petit tour s’arrête ici, et je décide de partir assez vite du côté du téléphérique afin de monter le plus haut possible. Il y a une animation à 10h45, il est 10h05 et je ne voudrais pas la louper.

Je prends donc le téléphérique et arrive 72m plus haut, en haut de la cascade (qui dépasse donc celle du Niagara de plus de 20m), et je décide d’aller vers les chutes “malignes” un peu plus loin dans la rivière. Je suis tout seul en arrivant au point de vue, après une petite traversée en forêt fort agréable. Une fois sur place, le spectacle est vraiment magnifique.

Je reste quelques minutes à profiter du paysage saisissant, puis l’afflux de visiteurs commence à arriver. Je fais donc demi-tour, et plutôt que de descendre par le téléphérique, je décide de prendre les escaliers (comptant 754 marches) et j’ai pu profiter d’une vue imprenable sur le lac Saint-Jean, en amont de la cascade, que je vous laisse découvrir.

Hooooo

J’ai également fait une petite vidéo pour se rendre vraiment compte de l’ambiance à cet endroit

Un petit coup d’oeil à mon téléphone m’indique qu’il est 10h37. Il faut que je me speed si je veux avoir la chance de voir l’animation à 10h45, et il me reste encore au taquet de marches à descendre ! 

C’est donc en sueur que j’arrive jusque dans la pièce principale du moulin, aménagée spécialement pour l’expérience. Celle-ci proposait une sorte de cinéma 4D avec parfois de l’eau, de la neige, et l’histoire du village était comptée par deux “fantômes”, présentant l’histoire de Val-Jalbert de 1901 à aujourd’hui. C’était vraiment saisissant et très bien fait.

La bande annonce du spectacle immersif

Une fois terminée, je me suis dirigé vers la sortie et je suis allé voir la cascade de plus près. Un belvédère avait été aménagé pour l’observer du plus près, et c’est assez impressionnant la force qu’il s’en dégage. Je vous mets ici les différents points de vue que j’ai pris. 

Je voulais tester les ralentis

Je continue ma visite vers la maison du contremaître, en contrebas. La maison est bien rénovée et tout, mais il y a surtout une vidéo super intéressante des anciens du village, qui s’en souviennent encore et dont les parents étaient des habitants, qui font un témoignage poignant de la vie quotidienne des villageois.

Ha oui, je vous l’ai pas dit, mais le village est devenu un village fantôme en 1927, car le moulin, racheté un an plus tôt par une compagnie américaine, a été fermé, forçant les habitants du village à déménager.

Je me dirige ensuite vers le cœur du village, où sont présents le bureau de poste, l’école et autres lieux importants. Voici les dernières photos que j’ai prises

Mon ventre commence à gémir, et je regarde la montre (de mon téléphone). Diantre, il commence à se faire tard, et j’ai pas mal de route jusqu’à Tadoussac. Cela fait presque 3h que je marche et m’inspire de l’histoire de ce village, il est grand temps d’y aller !

La route pour Tadoussac

La route en elle-même est un paysage en fait. Après avoir pris un dîner bien trop cher pour ce que c’était, je pars en direction du pays des baleines. 

C’est partiiii

Le trajet est vraiment agréable, et donne l’impression d’être au milieu de nulle part. Les lacs / étangs s’enchainent tandis que je longe la rivière Saguenay en direction de Tadoussac. Voici un échantillon de ce qu’on pouvait voir.

L’arrivée à Tadoussac fut… compliquée. Tout d’abord, un énorme ralentissement (de presque 30 min) à 500m de l’hôtel m’a pas mal pris de court, et l’endroit où je loge est vraiment, vraiment mal indiqué. Je finis par trouver, me gare, récupère les clefs et découvre ma chambre. En fait, je suis dans un petit chalet assez kitch.

Fichtre, ça a l’air plus vieux que les maisons que j’ai visitées ce matin, mais au moins, je reste dans le thème et ça a du charme. Il était donc temps de prendre mon ordi, de me caler dehors et de vous compter cette histoire.

A demaiiiiiin

Jour 10 – Tadoussac

Il est très très tard dans la nuit quand je commence l’écriture de cet article, j’espère réussir à projeter fidèlement la journée de ce samedi

Tout a commencé par un petit déjeuner à volonté. Mais ce matin, je n’avais pas le temps de faire trop dans le sentimental pour manger, car je voulais être tôt au guichet des croisières AML (pour les baleines) afin de valider ma réservation auprès du groupe. 

Eh bien, j’ai plutôt bien fait. Impossible pour eux de valider ou de trouver la réservation. Cela a pris trop de temps pour prendre une décision, et finalement, la croisière en Zodiac n’est plus possible. Je me rabats donc sur la solution la plus proche : le bateau de croisière, à 11h15. 

J’avoue, j’avoue, j’étais pas super content de tout ça, mais les personnes à billetterie ont vraiment fait du mieux qu’elles pouvaient. Passons. J’ai donc rendez-vous à 10h45 pour prendre une navette qui m’emmènera au bord du quai, ce qui me laisse largement le temps de faire le checkout, et après avoir vu avec l’auberge dans laquelle j’étais, de laisser la voiture pour le reste du temps dans le parking à côté. Pour le coup, bravo aux Suites de l’Anse, c’était vraiment sympa. Je bouquine tranquillement sur le temps qu’il reste, me rends à la navette, jusqu’au petit port 5 min plus loin. Le bateau de croisière arrive (un peu plus petit que celui que j’avais pris à Gananoque) et c’est parti pour l’aventure ! 

Pour être honnête, j’ai vraiment eu peur de ne rien voir du tout. Certaines personnes étaient dans le bateau (et descendait un peu plus loin), et affirmait qu’il ne fallait s’attendre à rien, que c’était pas terrible, tout ça tout ça.

Une fois la croisière lancée, j’avais donc peur que l’intégralité ressemble à… ça :

En fait, l’intégralité de la croisière consistait à rechercher des baleines, faire des “hooooo” quand on en voyait une à plusieurs dizaine de mètres au loin.

Puis tout à coup…

En retouchant certaines photos à la va-vite, j’ai réussi à avoir des résultats vraiment satisfaisants de photos 🙂 

Elles étaient à ça ! 

Et grossièrement, ça rendait comme ça

Bon alors d’accord, d’accord, je n’ai pas vu de baleine bleu, mais on a croisé une baleine à bosse super près du bateau.

Et voici donc le reste “potable” de photos que j’ai prises de la croisière. En vrai, c’est compliqué car une baleine pouvait sortir à tout moment

Finalement, les trois heures sont passées assez vite, bien plus vite que ce à quoi je m’attendais. Et c’est tant mieux ! C’était apparemment la meilleure croisière depuis le début de la saison, je m’estime donc super chanceux. 

Une fois revenu, la navette m’ayant déposé, je file à la voiture : il est temps de partir pour Québec !

En route pour Québec

La route ressemblait beaucoup à celle entre Roberval et Tadoussac : on longe un long fleuve tranquille, le paysage étant rempli de forêts majestueuses et de chemin méandreux. 

Une fois arrivé à l’hôtel, je choisi un parking juste à côté qui n’a pas de valet, et qui est moins cher. Ca m’évitera de me faire avoir quand je n’avais pas de pourboire pour le valet de Montréal, ce qui m’avait valu un “vous pouvez retirer de l’argent là bas”. Bref.

Une fois l’enregistrement fait, en revanche, j’arrive dans la salle la plus luxueuse que j’ai eue jusqu’à présent.

choisissez votre vue préférée !

Je décide de bouger vers un festival du rire situé à deux pas d’ici, le “ComedieHa”, après avoir pesté sur le wifi qui est beaucoup, beaucoup, beaucoup trop long.

Ce festival accueille de nombreux artistes, et permet également d’avoir un lieu un peu déconnecté, découpé sous forme de “village”. Intéressé par un des spectacles, je me dirige à la billetterie pour prendre une place “réservée”. Sauf qu’apparemment, pour prendre un siège réservé, il faut également que l’on possède un passe journalier à 50$, pratique lorsque l’on revient souvent. Sauf que moi, je ne suis là que le soir.

Un peu dégoûté, je continue ma route et jette un œil aux activités diverses et variées.

Je passe par un starbucks sur le chemin du retour, profite du wifi pour envoyer toutes les photos / vidéos, puis repart vers l’hôtel. 

A peine arrivé, je reçois un message d’un ami qui me proposer de le rejoindre chez une amis dans le centre ville de Québec. Ça ne se refuse pas ! Je rentre pas trop tard, puis fini cet article. Fiou, il est grand temps d’aller dormir 🙂 

Jour 11 – Québec

Après une nuit relativement agitée et un réveil beaucoup trop matinal, dû principalement à un voisin qui n’arrivait pas à se lever malgré la dizaine d’appels de la réception et un réveil matin qu’il avait apparemment oublié d’éteindre, je me dis que décidément, luxueux ne veut pas dire silencieux. Allez ! Il est 8h, je me lève doucement et pars manger une crêpe immense et son chocolat chaud au cosmos, en bas de l’hôtel, et j’en profite pour regarder les activités à faire.

Il semblerait que par le temps qu’il fait, partir visiter les chutes de Montmorency soit idéal, et je choisis donc le bus comme moyen de transport.

Petite particularité des bus, en tout cas du métrobus à Québec, et plus précisément encore du bus 800 que j’ai pris, l’appoint exact est demandé (les conducteurs de bus toulousains en rêve) , et on met les pièces dans une petite boîte à l’entrée. La conductrice m’a juste demandé où j’allais pour savoir si j’avais besoin d’une correspondance (ce qui n’était pas le cas), mais n’a pas du tout vérifié si j’avais mis le bon montant par exemple. La confiance règne.

Me voilà donc parti pour 40 minutes de bus et je me disais que j’en profiterai pour vous parler de deux petits détails qui m’ont interpellés ici.

Tout d’abord, une graaaaande majorité des véhicules ont le feux stop et le feux clignotant situé au même endroit. Ça m’avait un peu surpris la première fois qu’une voiture a mis ses warnings, ça donnait l’impression qu’elle s’arrêtait, puis reprenait, sauf qu’elle ne ralentissait pas évidemment.

Le deuxième truc, c’est que la limitation de vitesse est vraiment quelque chose d’informatif. Si vous roulez à la limitation (100km/h) vous aurez l’impression de vous traîner comme un papi sur l’autoroute, vous faisant doubler par les camions et les bus scolaires. Des locaux m’ont expliqué qu’en fait, il y a une tolérance de 20km/h environ sur l’autoroute, et qu’en roulant à 115 par exemple, il n’y a aucune chance de se faire prendre (à vérifier dans les autres états du Canada)

Dernière petite particularité, les voitures canadiennes n’ont pas de plaque sur le pare choc avant, cette pratique ayant été abolie en 1978 par le gouvernement pour faire des économies.

Les chutes de Montmorency

Ces chutes font environ 83 mètres de haut et sont les plus hautes du Québec, dépassant celles du Niagara de plus de trente mètres.

A la sortie du bus, je me dirige donc vers un point de billetterie, qui se trouve être celui de la tyrolienne ou de l’escalade au bord des chutes. La tyrolienne ayant l’air carrément alléchante, je me renseigne. 2h30 d’attente. C’est quand même un petit peu long ! Je repère sur une carte un trajet piéton, permettant de descendre jusqu’en bas de la cascade, et s’arrêtant à certains point de vue.

Celui le plus en hauteur est vraiment sympa.

On aperçoit Québec sur la droite, et c’est la vue que j’avais en voiture étant arrivé par l’autoroute qu’on voit en contrebas.

Arrive en suivant un point de vue dédié aux chutes.

C’est super joli, j’en profite pour descendre tout en bas, puis je rejoins la cabine du téléphérique plus loin.

Finalement, après avoir vu le prix de la remontée, et en voyant les gens tous collés les uns sur les autres alors que la température est quand même assez haute, ainsi que le temps d’attente, je fais demi tour et remonte tout à pied. 487 marches. Ben je vous avoue que je les ai senties, mais j’avais économisé au moins de quoi manger un bon repas dans un restau ce midi.

Touuuut ça à monter
Un autre point de vue une fois en haut

Plutôt que de prendre le même chemin qu’à l’aller, je fais un détour vers le pont suspendu situé exactement au dessus de la cascade, puis je continue ma route vers l’arrêt de bus. Je vais rentrer à l’hôtel, et me changer car il commence à faire vraiment, vraiment chaud.

En route pour le Vieux-Québec

C’est un peu au hasard (bon, en vérité, j’avais repéré où se situait un restau qu’on m’a conseillé, et je voulais y aller ce qui tombe très bien, car ça me faisait traverser le Vieux-Québec)

Je me dirige donc vers ce quartier entouré de murailles, et j’y découvre parfois une architecture d’une autre époque. Voici les photos que j’ai prise, vous vous donnerez vous même votre propre idée 🙂 

J’ai mangé dans un restaurant dans lequel je me suis rempli le ventre comme jamais pour… 13€. Ce fut formidable, avec une entrée excellente et une poutine des plus appétissante.

J’en ai profité au retour pour prendre un panneau de quelque chose dont je n’ai pas parlé encore, alors que la différence est flagrante entre la France et le Québec/Ontario. 

Absolument tous les lieux que j’ai visités étaient non fumeur, et surtout, c’était vraiment respecté. J’ai l’impression, et je pense sincèrement que c’est le cas, que ça fait 10 jours que je n’ai pas senti l’odeur de la cigarette (électronique ou pas) et qu’est-ce que ça fait du bien. C’est un bonheur de ne jamais être gêné, même dans les lieux ouverts. 

Il faut savoir également que Québec possède un gros dénivelé, au moins entre le Cap-Blanc et Saint-Roch / Vieux-Québec. Je me suis donc retrouvé à monter 2km à pied après avoir mangé, je vous avoue que c’était sportif ! 😀

C’était donc ma dernière journée réellement touristique au Canada, car je dois être pas trop tard demain à Montréal (env 3h de route). J’ai donc profité du reste de la soirée pour…

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