Flo part au Canada

et est revenu !

Catégorie : Montréal

Jour 5 – Ottawa et Montréal

Après un réveil difficile dû principalement au fait que c’est quand même super mal insonorisé, je me dis que c’est pas plus mal que je ne reste qu’une nuit dans cet hôtel. Mais qu’à cela ne tienne ! Je suis réveillé, et autant partir manger un bon petit dej 🙂

Après la petite surprise du “ah mais non, le petit dej n’est pas compris”, une bonne douche et le rangement rapide des affaires, il est temps d’y aller. Le checkout se fait à la vitesse de l’éclair, je file à la voiture (loooiiiiiiiin), pose la valise, et prends la direction du Musée de la Nature qui me tapait dans l’œil la veille. Pour le coup, cette portion d’Ottawa est vraiment jolie, et regorge de petits parcs et monuments. J’en profite pour passer m’acheter une bouteille d’eau et un truc pour tenir le portable dans la voiture (HALLELUJA). 

Le musée canadien de la nature

Une fois dans le musée, je me dis que je vais prendre le package complet visite des galeries + expo sur le cerveau + cinéma 4D (qui est 3D en fait, il ont quelques soucies)

Et franchement, j’ai pas du tout été déçu.

Suivez moi dans cette merveilleuse aventure ! La première galerie que j’ai faite concernait l’arctique et le monde polaire. Rien que dans l’entrée, bam, on est dans l’ambiance

Bam, bienvenue dans l’arctique
Oooh

Le reste de la visite est tout aussi intéressant. J’ai appris qu’il y avait eu des chameaux en Arctique par exemple, et que c’est également le lieu qui prédit un peu notre avenir en terme d’environnement. Le gros de la galerie était justement axé sur le fait que ça va pas au top là-bas, et qu’il faudrait réagir.

Après avoir observé ces magnifiques lapins des neiges, je finis par sortir et aller en face, sur l’exposition sur le cerveau. C’était ultra intéressant. Il y a beaucoup de choses qu’on ignore encore aujourd’hui, mais il existe tellement de choses à faire. L’exposition était super interactive, avec de nombreux exemples et des explications simples pour comprendre comment notre cerveau fonctionne. Je vous mets un peu tout ce que j’ai pris en photo que je trouvais intéressant ou insolite, mais il y en avait beaucoup, beaucoup d’autres 🙂 

Une fois mon cerveau rempli de toutes ces belles informations, je descends d’un étage et je me dirige vers la galerie du vivant. Elle était un peu moins grande, et très axé sur les insectes. Je suis resté beaucoup, beaucoup trop longtemps devant le travail des fourmis moissonneuses qui ont pour particularité de virer tout ce que qui les intéresse pas dans un coin, ce qui faisait que l’aquarium était ultra propre, sauf sur les bords. J’en ai vu une se faire tuer par une autre, qui l’a découpée et emmenée tranquillement sur le bord, avec le reste des déchets. Les lois de la nature ! Il y avait également de nombreuses araignées et gros insectes en tout genre. Je n’ai pas pris beaucoup de photos, mais ça restait intéressant et comme le reste, assez ludique

Un tout petit peu plus loin, on pouvait répondre à la question existentielle : “Combien tu pèses, en canard ?” dans une expo sur les oiseaux (toujours dans la galerie du vivant).  Il faut savoir qu’aux USA, l’observation des animaux est le deuxième hobby favoris des americains, et que chaque année, ce sont des milliards d’investissement qui partent là dedans. Rien que ça ! 

La galerie suivante était la galerie de la Terre, que j’ai trouvé un peu moins intéressante. Elle consistait principalement à l’explication du fonctionnement de la tectonique des plaques, du mouvement de magma, la formation des océans et des nombreux minerais qui forment notre planète. Mais malgré le sujet qui m’attirait beaucoup moins, l’agencement et l’approche de ce musée ont quand même rendu ce petit tour intéressant.

La galerie suivante était la galerie des mammifères, avec de nombreuses répliques d’animaux à l’identique. De nombreuses infos intéressantes sur l’hibernations, l’adaptation des animaux et tout un tas de petites choses comme ça.

Enfin, la dernière galerie que j’ai visitée (mais qui n’étais la dernière du musée) était la galerie de l’eau, pour présenter le monde du vivant, mais dans l’eau. On est accueilli par un squelette grandeur nature d’une baleine, ça fait son p’tit effet. Pareil, j’étais un peu moins intéressé, mais j’ai quand même fait le tour complet car c’était vraiment très bien fait

Après tout ça, je suis descendu au sous sol pour aller voir la projection “4D” (avec juste des lunettes 3D) d’un film relatant la vie de Henry Bates qui, au XIXe siècle, a effectué un voyage épique de onze années en Amazonie. Comme un véritable détective, Bates a suivi les indices qui l’ont conduit à une fascinante découverte : le mystérieux phénomène du mimétisme chez les animaux. (bon ok, j’ai repris le résumé du site, mais c’était vraiment ça). En fait, ce mec est aussi connu pour avoir pas mal aidé un certain Charles Darwin à prouver sa théorie sur la sélection naturelle. Le film était vraiment intéressant (25 min). 

Et il était temps de partir ! 

Départ pour Montréal

En revenant à la voiture, j’ai fait un petit détour chez Harvey’s, une chaîne de fast food canadienne dans laquelle ils font le burger sous les yeux. L’approche et l’idée est intéressante, mais une fois de plus : pourquoi, pourquoi les steaks ont un goût si affreux :'( 

Une fois arrivé à la voiture, au moment de payer… surprise ! C’était complètement gratuit. Le parking est gratuit les dimanches et les jours fériés, et il semblerait qu’aujourd’hui, ce soit la journée du Colonel By, un jour de fête en l’honneur du fondateur de la ville d’Ottawa. Du coup… pas de parking payant pour moi !

Le trajet se déroule sans encombre jusqu’à Montréal, même si je ne comprends toujours pas pourquoi tous les canadiens se fichent complètement des limitations de vitesse. Genre les camions me dépassent en mode easy, alors que je suis au max de la vitesse autorisée.

Après quelques bouchons à l’entrée de Montréal, je finis par trouver l’hôtel. Le check-in se fait sans soucis, et je dois souscrire à l’offre “Valet” si je souhaite garer ma voiture. Soit. Ca sera toujours classe de me dire que j’ai juste besoin d’appeler un numéro et pouf, la voiture arrive. 

La chambre est vraiment sympa et spacieuse, rien à voir avec la précédente. Je suis au dixième étage, je n’ai pas une vue de ouf, mais ça a l’air à peu près insonorisé. Tant mieux, parce que je reste deux nuits ici 🙂 

Un coup d’oeil à la météo me dit qu’il ne va pas faire super beau à Montréal, donc je me motive pour monter au niveau du Mont Royal qui donne apparemment une superbe vue sur cette capitale du Québec. Et puis, ce n’est qu’à 25 min de l’hôtel, let’s go ! 

La montée fut… compliquée car il y a de nombreuses marches. Mais l’essoufflement en vaut largement la chandelle, je vous laisse apprécier la vue ! 

J’en profite donc pour faire un petit tour, commander une Kombucha (du thé glacé en gros), puis je me pose à côté de la vue en profitant de la musique jouée au piano par un gars à côté. C’était vraiment reposant.

Puis il est temps de rentrer à l’hôtel. La redescente fut plus simple, et accompagnée de nombreux écureuils 🙂 

Et voilà qui conclu ma journée canadienne qui fut, une fois de plus, remplie de bonnes choses à se mettre pleins les yeux.

Jour 6 – Montréal

Après une grasse matinée remplie de sirop d’érable, c’est un peu en sursaut que je me réveille vers 11h en me disant “bon ben… C’est foutu pour le petit dej”

Mais ce n’est pas grave ! Après un rapide tour sur ce qu’il est possible de faire lorsqu’on est à Montréal et qu’il ne fait pas beau (ce qui est malheureusement le cas), je dédie mon après-midi à deux choses : la visite du centre des sciences de Montréal, et aller faire un tour dans le RESO, un réseau souterrain de la ville.

Le centre des sciences étant à près de 40 min à pied, et passant par la basilique et de nombreux parcs, le trajet passe assez vite.

Je finis dans un McDonald’s pour manger un bout, juste à côté de l’entrée du centre. Et enfin, quelques minutes plus tard…

Arrivé !

Situé près du port de Montréal, le centre des sciences possède cinq galeries ainsi qu’un cinéma IMAX “new generation”. Comme d’habitude, j’ai envie de tout voir donc… je prends le package complet.

La suite fut à la fois… intéressante et chaotique. Je pense qu’une vidéo vaut mieux qu’un long discours.

Des enfants. Partout, des enfants

Il y avait beaucoup, mais alors beaucoup trop de monde, mais aussi beaucoup de groupes d’enfants.

C’est vraiment dommage, parce que les expos étaient intéressantes. Celle sur le corps humain par exemple, m’avait donné envie. Mais c’était en partie gâché par les enfants qui se foutent complètement de l’expérience qui est proposée, ne lisent pas ce qu’il faut faire et ruinent l’équipement en deux minutes chrono. Ca m’a un peu soulé, parce que je me disais que clairement, si j’emmenais Milo là dedans, je n’aurais jamais permis ce genre de comportement. Passons.

Bon après, c’était quand même intéressant. Du coup, pour esquiver les enfants, je me suis dirigé vers l’exposition concernant Dreamworks. Le principe était “du croquis à l’animation”, et c’est un peu plus vide, et donc, beaucoup plus facile d’accès. Il y avait beaucoup d’interviews des réalisateurs / producteurs, montrant comment le travail était fait dans leur studio d’animation, que ce soit du côté “crayon”, “animation” ou “musique”. Shrek, Madagascar et Dragon étaient les films les plus mis en avant, mais il ne faut pas oublier Fourmiz, Spirit, les Trolls, Les Cinq Légendes, les Croods, etc. Une vidéo de trois minutes montrant comment fonctionne globalement l’animation était présentée et super cool

Venez voyager à dos de dragon

J’ai tenté de prendre pas mal de photos de cette galerie, et j’y suis resté un bout de temps

En sortant de la galerie, vu que c’était toujours aussi plein d’enfants et de cris, j’ai profité d’un coin lecture qui était axé uniquement sur des revues scientifiques. Une m’a particulièrement attirée l’attention, concernant les découvertes très alambiquées. J’y suis resté une dizaine de minutes, puis je me suis dirigé vers le cinéma IMAX. Il y avait une projection d’un mini documentaire qui porte le nom de “OCEANS 3D”, voici sa bande annonce :

Que c’est beaaauuu

En vrai, c’était une expérience juste majestueuse. Le son, l’image 3D, et le film étaient particulièrement époustouflants, et j’ai pris une sacrée claque 🙂 

J’ai donc terminé ma visite ici, et décidé de rentrer tranquillement, en prenant un chemin un peu différent. Je voulais visiter ce réseau de galerie souterraine, même si j’étais carrément trop fatigué.

Puis finalement, je l’ai pas vraiment trouvé. Du coup… j’ai continué à pied, mais j’ai pu prendre des belles photos 🙂 

Une fois rentré dans la chambre d’hôtel, et la douche prise, pas le temps de niaiser car j’avais rendez-vous pour 19h45 chez Philippe et Alice, deux connaissances par un chemin alambiqué.

J’ai passé une soirée absolument formidable, dans laquelle on a pu comparer la culture québécoise et française sous tous ces angles, en buvant une bonne IPA au Saint-Bock. 

J’ai également pu découvrir le métro montréalais qui, pour le coup, est vraiment facile à utiliser.

Demain, rendez-vous en pourvoirie ! La bise canadienne 🙂 

Jour 7 – De Montréal à la Pourvoirie du Lac Blanc

L’heure est grave ! J’ai fait face au pire ennemi dans ce genre de situation, celle dans laquelle on voyage, celle dans laquelle on a prévu de passer un moment dans un endroit merveilleux de par sa faune et sa flore : la pluie.

La journée commençait paisiblement. J’avais rendez-vous vers 12h30 avec mon ami Elie pour le dîner. Permettez-moi donc de remplir ce post, qui sera malheureusement vide à moins qu’une chose exceptionnelle se produise après l’avoir écrit, avec un des pires pièges de la vie à Montréal : les panneaux de stationnement.

Remettez-vous dans contexte. On a besoin de trouver une place, vers la sortie de métro Mont-Royal, car c’est ici que ce rendez-vous aura lieu. En personne bien attentionnée, vous faites le tour du quartier plusieurs fois, et vous trouvez une place qui a l’air bien.

Un peu trop bien ?

Cette place est en fait un piège ! Car d’après le panneau, pardon, l’ensemble de panneaux tous au même endroit, seuls les résidents peuvent s’y garer après 15h.

Ah. Bon ça va alors, il n’est pas 15h, et je serai parti avant.

Non !

Le panneau à côté stipule que vous n’avez pas le droit de vous y garer le mercredi, entre 13h30 et 14h30. Et seulement du côté droit. Vous pouvez reprendre le volant, et rechercher une autre place.

Oh, une place de libre là !

Non plus ! Il y a une bouche à incendie. Interdiction de s’y garer à moins de 5 m. Enfin, seulement si elle est rouge. Si elle est bleue, vous pouvez vous y garer.

Les panneaux s’enchaînent comme ça. Il y a d’autres facteurs sympas, comme l’interdiction de s’arrêter, une flèche un peu trompeuse qui indique là où commence l’interdiction, mais également si c’est la chaussée ou le trottoir. Bref, c’est un bordel sans nom et ce site démontre parfois l’absurdité de ce système.

Tout ça pour dire que oui, j’ai pris une amende parce que j’ai mal décrypté un des panneaux. 68 dollars pour toi Flo, parce que tu as pensé, à tort, que tu pouvais te garer ici :

Bon allez ! J’en fais des tonnes, mais tant pis, ce n’est pas si grave. Il est temps de partir pour la pourvoirie du Lac Blanc.

Mais Flo, c’est quoi ce truc, pourvoirie, dont tu parles tout le temps ?

Excellente question ! Une pourvoirie, c’est un établissement qui propose des services (hébergement, location de matériel, guides) aux personnes qui pratiquent la chasse et la pêche en pleine nature.

Le mot à retenir là dedans, c’est “pleine nature”, et c’est ce que je voulais voir.

Arrivée à la pourvoirie du lac blanc

Le trajet s’est fait sans encombre entre Montréal et le Lac Blanc. Sauf que j’ai rencontré cet ennemi puissant, sur entraîné et imbattable : la pluie. J’avais espoir qu’elle se calme en arrivant, et finalement, ça a empiré.

J’ai donc traîné ma carcasse mouillée jusqu’à l’entrée, pris ma réservation, et je suis allé jusqu’au petit gîte que je vais partager avec quatre familles.

Pour le coup, ce fut vraiment un plaisir d’y être. Le chalet est confortable, sent bon le bois, et offre une vue imprenable sur le lac.

Sauf qu’il y a cette pluie.

A l’entrée, on m’a précisé qu’il y avait un sauna, une piscine et un bain massant, et je me dis que finalement, c’est sûrement la meilleure des choses à faire. Et c’est donc là que je me trouve en écrivant cet article, avec un wifi lointain car présent uniquement sur le chalet principal duquel je suis très éloigné de ma chambre. Impossible de sortir à cause de la pluie battante, mais la vue est impeccable !

A défaut de pouvoir aller dehors…

Après de longs moments de relaxation, de lecture apaisante, je finis par me décider d’aller manger.

Il n’y a pas tant de choix en fait, il n’y a que le restaurant de la pourvoirie qui possède un garde-manger, l’autre option étant d’aller jusqu’à Saint-Alexis, à plus de 15 min de routes d’ici. Dans la boue. Donc ce sera sans moi.

La carte du restaurant est intéressante. Ici aussi, une salade Caesar “classique” est faite avec du bacon. Pour avoir du poulet, il faut mettre un supplément. Je me tourne donc vers les viandes, avec un bon bifsteak accompagné de frites maison. Et puis je me dis que cette fois, finie la répression de la viande trop cuite ! Il est temps de mettre fin à mon calvaire, je veux un truc saignant ou bleu à la limite ! 

Désolé monsieur, mais au Canada, on a pas le droit de vous servir une viande saignante à cause des différentes bactéries qu’elles pourraient avoir. Je peux donc vous proposer une cuisson très cuite ou pas trop cuite.

Le serveur, exaspéré qu’un Français lui pose chaque jour la même question depuis 10 ans

Dévasté, j’aurais même lâché une petite larme. Je choisis donc une salade Caesar classique en entrée, puis une truite à l’aneth, pêchée dans le lac qui est juste derrière moi. Je me dis qu’au moins, je serai sûr d’avoir un produit vraiment frais.

Puis un détail attire mon attention dans le menu des entrées.

Tartare de boeuf

La carte des entrées, qui veut décidément que je ne dorme pas bien ce soir

Tant pis. La commande est lancée, et puis j’ai un peu la flemme de demander si un tartare de boeuf est dans la viande crue ou pas. 

Honnêtement, la salade Caesar était assez bof, mais le poisson était vraiment bon

Le serveur me propose la carte des desserts, je refuse poliment en pensant que j’ai trop peur d’y voir quelque chose d’improbable dessus, puis je file me coucher. Demain, je me lèverai un peu plus tôt, car ils annoncent du beau temps dans la matinée, et je VEUX visiter quelque chose de cette pourvoirie et faire une balade dans la nature.

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