Flo part au Canada

et est revenu !

Catégorie : Tadoussac

Jour 9 – Entre le Lac Saint-Jean et Tadoussac

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, parait-il ! C’est pour ça que j’avais mis le réveil à 8h, une heure outrageusement matinale lorsque l’on est en vacances, mais tout à fait correcte quand il s’agit de visiter un si beau pays qu’est le Canada.

Ce matin, il est temps de se motiver pour aller revisiter notre passé. Je me suis en effet prévu une excursion au village historique Val-Jalbert, encensé par les avis sur Google Maps et Tripadvisor, mais également conseillé fortement par le Groupe Voyages Quebec avec qui j’ai organisé ce projet.

Et une bonne motivation commence par un bon petit déjeuner ! Pour la première fois, parmi tous les hôtels que j’ai visités, celui-ci a fait une erreur grave : faire un buffet à volonté. 

Je pense qu’ils ont perdu un peu d’argent avec moi 🙂 

Assiette 1/3… go !

Une fois le petit dej englouti, c’est l’heure du checkout. En effet, le village se situe sur le chemin pour aller à Tadoussac, où je me rendrai cette après-midi. 

depuis la voiture, on a constamment ce paysage autour du lac

Le village Val-Jalbert

Je ne savais pas du tout quoi attendre de ce petit village, et j’ai été vraiment époustouflé par les moyens mis en place pour les visiteurs.

Tout commence avec une petite balade en bus, autour du village, avec les explications enjouées de Luc, notre chauffeur. Luc nous explique que le village a été fondé en 1901 par Damase Jalbert, qui voyait en cet espace un lieu parfait pour créer un moulin à pulpe de papier (une pulperie). En effet, étaient présentes une cascade, une forêt peuplée d’un bois parfait pour du papier, et une main-d’oeuvre nombreuse.

Tut tut en voiture tout le moooonde

De plus, un chemin de fer est présent pour acheminer toute la pulpe de papier, ce qui est parfait pour les affaires.

On continue le tour des maisons, qui ont été construites pour loger les travailleurs du village. Certaines sont rénovées et habitables (ils en font des petites chambres d’hôtel), d’autres ont été laissées à l’abandon. On apprend notamment que le prêtre était super sévère, que la vie y était extrêmement bonne pour l’époque (électricité / eau courante / pompier volontaire). On passe également devant une école, et nous arrivons enfin au moulin. Il faut garder en tête que nous sommes en 1901, le moulin n’est donc pas un moulin à vent tel qu’on pourrait l’imaginer, il s’agit plus d’un énorme bâtiment qui prend de l’eau de la cascade et la transforme en énergie (et notamment en électricité, pour le village).

Notre petit tour s’arrête ici, et je décide de partir assez vite du côté du téléphérique afin de monter le plus haut possible. Il y a une animation à 10h45, il est 10h05 et je ne voudrais pas la louper.

Je prends donc le téléphérique et arrive 72m plus haut, en haut de la cascade (qui dépasse donc celle du Niagara de plus de 20m), et je décide d’aller vers les chutes “malignes” un peu plus loin dans la rivière. Je suis tout seul en arrivant au point de vue, après une petite traversée en forêt fort agréable. Une fois sur place, le spectacle est vraiment magnifique.

Je reste quelques minutes à profiter du paysage saisissant, puis l’afflux de visiteurs commence à arriver. Je fais donc demi-tour, et plutôt que de descendre par le téléphérique, je décide de prendre les escaliers (comptant 754 marches) et j’ai pu profiter d’une vue imprenable sur le lac Saint-Jean, en amont de la cascade, que je vous laisse découvrir.

Hooooo

J’ai également fait une petite vidéo pour se rendre vraiment compte de l’ambiance à cet endroit

Un petit coup d’oeil à mon téléphone m’indique qu’il est 10h37. Il faut que je me speed si je veux avoir la chance de voir l’animation à 10h45, et il me reste encore au taquet de marches à descendre ! 

C’est donc en sueur que j’arrive jusque dans la pièce principale du moulin, aménagée spécialement pour l’expérience. Celle-ci proposait une sorte de cinéma 4D avec parfois de l’eau, de la neige, et l’histoire du village était comptée par deux “fantômes”, présentant l’histoire de Val-Jalbert de 1901 à aujourd’hui. C’était vraiment saisissant et très bien fait.

La bande annonce du spectacle immersif

Une fois terminée, je me suis dirigé vers la sortie et je suis allé voir la cascade de plus près. Un belvédère avait été aménagé pour l’observer du plus près, et c’est assez impressionnant la force qu’il s’en dégage. Je vous mets ici les différents points de vue que j’ai pris. 

Je voulais tester les ralentis

Je continue ma visite vers la maison du contremaître, en contrebas. La maison est bien rénovée et tout, mais il y a surtout une vidéo super intéressante des anciens du village, qui s’en souviennent encore et dont les parents étaient des habitants, qui font un témoignage poignant de la vie quotidienne des villageois.

Ha oui, je vous l’ai pas dit, mais le village est devenu un village fantôme en 1927, car le moulin, racheté un an plus tôt par une compagnie américaine, a été fermé, forçant les habitants du village à déménager.

Je me dirige ensuite vers le cœur du village, où sont présents le bureau de poste, l’école et autres lieux importants. Voici les dernières photos que j’ai prises

Mon ventre commence à gémir, et je regarde la montre (de mon téléphone). Diantre, il commence à se faire tard, et j’ai pas mal de route jusqu’à Tadoussac. Cela fait presque 3h que je marche et m’inspire de l’histoire de ce village, il est grand temps d’y aller !

La route pour Tadoussac

La route en elle-même est un paysage en fait. Après avoir pris un dîner bien trop cher pour ce que c’était, je pars en direction du pays des baleines. 

C’est partiiii

Le trajet est vraiment agréable, et donne l’impression d’être au milieu de nulle part. Les lacs / étangs s’enchainent tandis que je longe la rivière Saguenay en direction de Tadoussac. Voici un échantillon de ce qu’on pouvait voir.

L’arrivée à Tadoussac fut… compliquée. Tout d’abord, un énorme ralentissement (de presque 30 min) à 500m de l’hôtel m’a pas mal pris de court, et l’endroit où je loge est vraiment, vraiment mal indiqué. Je finis par trouver, me gare, récupère les clefs et découvre ma chambre. En fait, je suis dans un petit chalet assez kitch.

Fichtre, ça a l’air plus vieux que les maisons que j’ai visitées ce matin, mais au moins, je reste dans le thème et ça a du charme. Il était donc temps de prendre mon ordi, de me caler dehors et de vous compter cette histoire.

A demaiiiiiin

Jour 10 – Tadoussac

Il est très très tard dans la nuit quand je commence l’écriture de cet article, j’espère réussir à projeter fidèlement la journée de ce samedi

Tout a commencé par un petit déjeuner à volonté. Mais ce matin, je n’avais pas le temps de faire trop dans le sentimental pour manger, car je voulais être tôt au guichet des croisières AML (pour les baleines) afin de valider ma réservation auprès du groupe. 

Eh bien, j’ai plutôt bien fait. Impossible pour eux de valider ou de trouver la réservation. Cela a pris trop de temps pour prendre une décision, et finalement, la croisière en Zodiac n’est plus possible. Je me rabats donc sur la solution la plus proche : le bateau de croisière, à 11h15. 

J’avoue, j’avoue, j’étais pas super content de tout ça, mais les personnes à billetterie ont vraiment fait du mieux qu’elles pouvaient. Passons. J’ai donc rendez-vous à 10h45 pour prendre une navette qui m’emmènera au bord du quai, ce qui me laisse largement le temps de faire le checkout, et après avoir vu avec l’auberge dans laquelle j’étais, de laisser la voiture pour le reste du temps dans le parking à côté. Pour le coup, bravo aux Suites de l’Anse, c’était vraiment sympa. Je bouquine tranquillement sur le temps qu’il reste, me rends à la navette, jusqu’au petit port 5 min plus loin. Le bateau de croisière arrive (un peu plus petit que celui que j’avais pris à Gananoque) et c’est parti pour l’aventure ! 

Pour être honnête, j’ai vraiment eu peur de ne rien voir du tout. Certaines personnes étaient dans le bateau (et descendait un peu plus loin), et affirmait qu’il ne fallait s’attendre à rien, que c’était pas terrible, tout ça tout ça.

Une fois la croisière lancée, j’avais donc peur que l’intégralité ressemble à… ça :

En fait, l’intégralité de la croisière consistait à rechercher des baleines, faire des “hooooo” quand on en voyait une à plusieurs dizaine de mètres au loin.

Puis tout à coup…

En retouchant certaines photos à la va-vite, j’ai réussi à avoir des résultats vraiment satisfaisants de photos 🙂 

Elles étaient à ça ! 

Et grossièrement, ça rendait comme ça

Bon alors d’accord, d’accord, je n’ai pas vu de baleine bleu, mais on a croisé une baleine à bosse super près du bateau.

Et voici donc le reste “potable” de photos que j’ai prises de la croisière. En vrai, c’est compliqué car une baleine pouvait sortir à tout moment

Finalement, les trois heures sont passées assez vite, bien plus vite que ce à quoi je m’attendais. Et c’est tant mieux ! C’était apparemment la meilleure croisière depuis le début de la saison, je m’estime donc super chanceux. 

Une fois revenu, la navette m’ayant déposé, je file à la voiture : il est temps de partir pour Québec !

En route pour Québec

La route ressemblait beaucoup à celle entre Roberval et Tadoussac : on longe un long fleuve tranquille, le paysage étant rempli de forêts majestueuses et de chemin méandreux. 

Une fois arrivé à l’hôtel, je choisi un parking juste à côté qui n’a pas de valet, et qui est moins cher. Ca m’évitera de me faire avoir quand je n’avais pas de pourboire pour le valet de Montréal, ce qui m’avait valu un “vous pouvez retirer de l’argent là bas”. Bref.

Une fois l’enregistrement fait, en revanche, j’arrive dans la salle la plus luxueuse que j’ai eue jusqu’à présent.

choisissez votre vue préférée !

Je décide de bouger vers un festival du rire situé à deux pas d’ici, le “ComedieHa”, après avoir pesté sur le wifi qui est beaucoup, beaucoup, beaucoup trop long.

Ce festival accueille de nombreux artistes, et permet également d’avoir un lieu un peu déconnecté, découpé sous forme de “village”. Intéressé par un des spectacles, je me dirige à la billetterie pour prendre une place “réservée”. Sauf qu’apparemment, pour prendre un siège réservé, il faut également que l’on possède un passe journalier à 50$, pratique lorsque l’on revient souvent. Sauf que moi, je ne suis là que le soir.

Un peu dégoûté, je continue ma route et jette un œil aux activités diverses et variées.

Je passe par un starbucks sur le chemin du retour, profite du wifi pour envoyer toutes les photos / vidéos, puis repart vers l’hôtel. 

A peine arrivé, je reçois un message d’un ami qui me proposer de le rejoindre chez une amis dans le centre ville de Québec. Ça ne se refuse pas ! Je rentre pas trop tard, puis fini cet article. Fiou, il est grand temps d’aller dormir 🙂 

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